Patrimoine de Lorraine

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mardi 20 février 2018

VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)

Le village bourguignon de Vitteaux conserve quelques édifices médiévaux dont une
remarquable maison bâtie au milieu du XIIIe siècle : la Maison Belime.

VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)

Édifiée vers 1230, la Maison Belime est un bel exemple d'architecture civile médiévale avec
ses fenêtres sous arcatures en plein cintre géminées et ses arcs trilobés.

A l’origine, la première église de Vitteaux, d’époque romane, occupait l'emplacement qui
fut ensuite dédié à la maison du premier art gothique.

On doit cette construction à Mathilde de Courtenay (1188-1257), comtesse de Nevers, d'Auxerre
et de Tonnerre et petite fille de Mahaut de Bourgogne par sa mère et de Louis VI par son père. 

Elle devint la maison des gardes du château qui relevait des ducs de Bourgogne.

VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)

Au XVIe siècle, elle devint la « Maison Languet », du nom de ses propriétaires qui
l’agrandirent au XVIIe par l'adjonction d'autres logis, puis, par mariage,
porta le nom de « Hôtel de Fresne ».

En 1783, François Belime, notaire et conseiller du Roi, avocat à la cour et grainetier
au grenier à sel de Pouilly et de Vitteaux, acheta la propriété.

Aujourd'hui, la Maison Belime appartient toujours aux descendants de la famille
et sert aujourd'hui de maison d'hôtes pour les touristes. 

VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)

La façade de la maison affiche trois niveaux : un rez-de-chaussée avec une porte placée sur la
droite sous un arc en plein cintre ; un premier étage, séparé du rez-de-chaussée par un
cordon de pierres, est doté de deux fenêtres du 1er art gothique géminées à colonnettes et
à chapiteaux végétaux soutenant un tympan en plein cintre dans lequel prennent place
deux arcs trilobés ; enfin, le dernier étage présente une baie géminée rectangulaire
aux tympans semi-brisés ornés d'une fleur et d'un visage d'homme barbu.

VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)



Fenêtres gothiques (milieu XIIIe siècle)
VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)

VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)
Détails de l'une des fenêtres du premier niveaux avec son cintre soulignant le tympan
à l'intérieur duquel sont sculptés deux arcs trilobés ; l'ensemble est soutenu par
des chapiteaux à crochets et végétaux. 

VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)
L'un des chapiteaux à crochets de la fenêtres de gauche du 1er étage

VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)



VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)
Baie du second niveau avec sa colonnette centrale à chapiteau végétal soutenant
un linteau à deux tympans semi-brisés affichant, à gauche, une fleur
et, à droite, un visage d'homme barbu

VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)

VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)
Fleur épanouie

VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)
Tête d'un homme barbu

VITTEAUX (21) - Maison Belime (XIIIe siècle)
Chapiteau à feuilles grasses
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dimanche 18 février 2018

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Vierge en Majesté (XIIIe siècle)

Parmi les collections médiévales du Musée d'Art Sacré du Gard, les visiteurs peuvent
admirer, derrière sa vitrine, une exceptionnelle Vierge en Majesté du début
du XIIIe siècle et provenant du sud de la Catalogne.

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Vierge en Majesté (XIIIe siècles)

Malgré un rafraîchissement de la polychromie au XVIIe siècle, cette Vierge assise
et couronnée, porte un long manteau rouge au galon perlé, et brandit de sa main droite
une pomme ; son fils Jésus, assis sur sa cuisse gauche, tient sans sa main gauche une église.

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Vierge en Majesté (XIIIe siècles)

De part sa position hiératique cette œuvre du début du XIIIe siècle tend
à conserver les codes des Vierges en majesté romanes du XIIe siècle.

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Vierge en Majesté (XIIIe siècles)

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Vierge en Majesté (XIIIe siècles)

  L'Enfant Jésus avec son manteau vert parsemé de points rouge, jaune et blanc formant
des fleurs stylisées, tient dans sa main gauche une petite église ; sa main droite
n'est plus mais elle devait jadis présenter l'index et le majeur levés en
signe de bénédiction, seul l'avant-bras est encore conservé.

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Vierge en Majesté (XIIIe siècles)

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jeudi 15 février 2018

SAINT-HIPPOLYTE (66) - Le château des Templiers

Le château de Saint-Hippolyte, construit au milieu du Xe siècle,
devient propriété des Templiers au début du XIIIe siècle. 

Dès 1207, les Templiers possèdent champs et quelques droits seigneuriaux dans le territoire de
Saint-Hippolyte, vendus en franc-alleu notamment par Bérenger de Palazol ; l'implantation
de l'Ordre du Temple dans ce village date apparemment de cette époque.

En 1208, Pons de Vernet, riche et puissant seigneur, dote de biens les Templiers.

En 1209, les frères du Temple acquièrent du sire de Vernet le Mas-Deu composé d'un grand
nombre de pièces de terre, de métairies, de fiefs et les droits relatifs
au château de Saint-Hippolyte et ses dépendances.

SAINT-HIPPOLYTE (66) - Château des Templiers

En 1236 et en 1246, le chevalier Pierre de Castello et Pons de Vernet, favorisent les Templiers
en leur versant  2,000 sous melgoriens avec toutes les dépendances,
chevaliers, vassaux, fiefs etc.

Un certain Josbert de Pézilla leur lègue tout ce qu'il possède à Saint Hippolyte, c'est à dire :
5 ou 6 manses, des oliveraies, des terres dispersés et des salines. 
On peut imaginer que les Templiers font reconstruire ou du moins réaménager le château
en le dotant de tours rondes cantonnées aux angles. Des logis sont appuyés
contre les courtines avec des celliers, des écuries...


SAINT-HIPPOLYTE (66) - Château des Templiers

Le 8 janvier 1253, le r roi d'Aragon reconnait les droits justiciers des Templiers
sur le village de Saint-Hippolyte.

Le 8 décembre 1271, l'infant d'Aragon signe une sentence arbitrale rendue par les abbés de
Saint-Paul de Narbonne et de Saint-Félix de Gerona, sur le conflit qui existe entre lui et
les Templiers au sujet de la juridiction de Saint-Hippolyte, d'Orle, d'Anyils et de Terrats.

SAINT-HIPPOLYTE (66) - Château des Templiers

Précepteurs de Saint-Hippolyte :

   1216, 1222, 1244, 1253, 1257 : Cabotus (frère Cabot, commandeur du château)
    1220 : Poncius
    1226, 1236, 1237 : Guillelmus Rostagni
    1230 : ? Raimundus de Tarderis
    1242 : Berengarius de Pinu
    1246 : P. Sancius Armoiries de Saint-Hippolyte
    1248 : Guillelmus de Castronovo
    1250 : Guillelmus de S. Stephano
    1255-1256 : Bernardus de Montesono
    1258 : S. de Saserila
    1260 : Bernardus de Golat
    1262 : P. Zabater
    1265 - 1266 : P. de Palafurgello
    1278 - 1281 : Bernardus de Palacio
    1287, 1290-1298 : Berengarius de Aquaviva
    1298 : Guillelmus d’Albio
    1303 : Jacobus de Garriganis

SAINT-HIPPOLYTE (66) - Château des Templiers

En 1312, les Hospitaliers, qui sont présents à Saint-Hippolyte où ils ont fait construire
un hôpital dès 1190, héritent des biens du Temple et notamment du château.



SAINT-HIPPOLYTE (66) - Château des Templiers

Alors qu'une demande de restauration a été initiée par la Fondation du Patrimoine,
le château des Templiers, qui ne se visite pas, se compose aujourd'hui de deux tours
rondes dont une est arasée à mi-hauteur ; elles sont reliées par des courtines.

Les bâtisseurs ont utilisé des pierres de taille réduite à peine équarries avec
des chaînage d'angle en pierres plus conséquentes.

On remarquera le talutage de la base des tours et des courtines.

SAINT-HIPPOLYTE (66) - Château des Templiers

SAINT-HIPPOLYTE (66) - Château des Templiers

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mardi 13 février 2018

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

Après la cathédrale Saint-Maurice, la ville de Vienne peut se féliciter de posséder un
autre édifice religieux d'importance : l'abbatiale Saint-André-le-Bas.

L’édifice est construit sur une terrasse romaine dont subsistent essentiellement des espaces voûtés.

Un premier sanctuaire devait existé dès le VIe siècle au moment du legs d'un certain
Ansemond et de sa femme Ansleubana. Connu uniquement par une copie
tardive, certains doutent de la fondation en 543.

La vrai fondation remonterait plutôt au VIIIe siècle.

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

En 881, Boson, premier roi de Bourgogne (879-887), confirme la possession du monastère
à l’archevêque de Vienne Otramne (876-885) et demande que des
chanoines de la cathédrale y assurent l’office divin.

Boson prend l’abbaye sous sa protection.

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

En l’an 1000, l’abbé Gauthier lutte contre le relâchement de la vie monastique
en éditant un règlement qui interdit de voler au réfectoire chandelle, couteau
 cuiller, nappe et tout autre ustensile, et au dortoir, couverture, manteau, oreiller.

L’archevêque Guy de Bourgogne (1088-1119) tente une nouvelle réforme en unissant l’abbaye
à celle de La Chaise-Dieu en 1094. Emprisonnements de moines et d’abbé, interventions
pontificales aboutissent à la suppression de cette union en 1120.

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

Début du rhabillage de l'église pré-romane en 1152 par le maître d'oeuvre Guillaume Martin ;
une inscription est gravée à la base du pilier
méridional séparant la 2e de la 3e travée de la nef le rappelle :

Adorate Dominum in aula sancta ejus
+ et cum statis ad orandum remittite si quid habetis adversus aliquem usque septadies.
+ Willelmus Martini me fecit anno millesimo centisimo quinquagesimo secundo ab incarnatione Domini


On peut traduire l'inscription ainsi :

Adorez le Seigneur dans son temple saint
+ et lorsque vous vous tenez debout pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez lui jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
+ Guillaume Martin m'a fait l'an 1152

C'est ainsi  sous l'abbatiat d'Aquin (1150-1164) que l'église abbatiale a été remaniée.

L'édifice bénéficie de modifications et ajouts jusqu'au début du XIVe siècle.

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
Etage campanaire du clocher carré dont les faces sont dotées de deux baies géminées romanes
à colonnettes à chapiteaux à crochets (XIIIe siècle) accueillant les arcs en plein cintre.

En 1255, suite à une autorisation papale, l'abbé peut porter la mitre.

Au début du XIVe siècle, malgré les difficultés rencontrées par les moines, les travaux se
poursuivent : le clocher est consolidé par de  contreforts et le cloître fait l’objet de remaniements
(les arcatures sont démontées et surhaussées d’environ 0,70 m ; un plafond lambrissé
à couvre-joints moulurés et peints vient remplacer le couvrement d’origine). 
 
VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
 Les 2e et 3e étages du clocher sont du XIIe siècle et affichent des baies en plein cintre
à colonnettes à chapiteaux ornés de visages barbus, tirant la langue, feuillage...
Au-dessus, une arcature en plein cintre repose à intervalles réguliers sur des modillons à
têtes de monstres aux dents acérées, d'animaux, d'hommes barbus.
VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
 Une grande fenêtre en plein cintre de la nef avec son intrados orné de feuillage.
la colonnettes de gauche est supportée par un personnage présentant
sa tête décapitée
VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

Les chapiteaux qui garnissent les baies du clocher sont divers et variés :
personnages, montres...

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
 Exemples de modillons du clocher
VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

La partie supérieure des murs de la nef, juste sous la toiture, est richement décorée :
entrelacs, oves, feuilles, fleurs, têtes humaines et animales...

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

Plaqué contre le chevet, l'enfeu de la famille de l'Orme conserve une inscription latine :

III IDUS AUGUSTI OBIIT JOHANNES DE ULMO QUI DEDIT NOBIS L SOLIDOS CENSUALES
IN DOMO SUA DE ULMO ; CILICET PRO ANNIVERSARIO SUO X SOLIDOS ET PRO PETRO
PATRE SUO X SOLIDOS ET PRO JOHANNE PATRUO SUO X SOLIDOS ET PRO STEPHANO
PATRE ILLORUM X SOLIDOS ET PRO BONA GENITRICE SUA X SOLIDOS VIII KALENDAS
OCTOBRIS OBIIT STEPHANUS DE ULMO PRO QUO HABEMUS X SOLIDOS CENSUALES IX
KALENDAS DECENBRIS OBIIT PETRUS DE ULMO PRO QUO FILIUS EJUS DEDIT NOBIS X
SOLIDOS V IDUS JULII OBIIT JOHANNES DE ULMO PRO QUO HABEMUS X SOLIDOS
NONIS AUGUSTI OBIIT BONA DE ULMO PRO QUA HABEMUS X SOLIDOS


Que l'on peut traduire par : 

Le 3 des ides d’août [11 août] mourut Jean de l’Orme qui nous donna cinquante
sous de cens sur sa maison de l’Orme : à savoir, pour son anniversaire : dix sous et
pour Pierre, son père, dix sous et pour Jean, son oncle, dix sous et pour Etienne,
leur père, dix sous et pour Bonne, sa mère, dix sous. Le 9 des calendes d’octobre
[23 septembre] mourut Etienne de l’Orme pour lequel son fils nous donna dix sous.
Le 5 des calendes de décembre [23 novembre] mourut Pierre de l’Orme pour lequel
son fils nous donna dix sous. Le 5 des ides de juillet [11 juillet] mourut Jean de
l’Orme pour lequel nous avons dix sous. Aux nones d’août [5 août] mourut Bonne
de l’Orme pour laquelle nous avons dix sous.


VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

L'accès à la chapelle Saint-Jean-Baptiste se fait par un portail dont le tympan a été
mutilé, notamment les têtes des personnages.

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

Construit en 1300 par Martin Berguse, le portail est orné d’un tympan affichant le
couronnement de la Vierge assise entre deux saints.

L'archivolte à six voussures repose sur des tailloirs soutenus par chapiteaux à pampres de vigne.

Le tympan est posé sur des piédroits à anges.

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
 Portail de la chapelle Saint-Jean-Baptiste : chapiteaux à feuilles de vigne et grappes de raisin
VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
 Portail de la chapelle Saint-Jean-Baptiste : Anges dont la tête a été buchée et servant
de supports au tympan
VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
 
 
 
 Un cloître roman est accolé à l'abbatiale ; il a bénéficé d'une restauration
depuis 2010. Malheureusement la photo présentée ici date d'avant les travaux !

Une nouvelle visite s'impose pour vous proposer prochainement le cloître restauré !
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