Patrimoine de Lorraine

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mardi 23 décembre 2014

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

Placée au cœur de la cité, l'église médiévale Saint-Nicolas domine une esplanade fleurie !

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

Construite vers l'an 1130 grâce au financement de Guichard III, Sire de Beaujeu, époux de Liciane
de Rochefort, le sanctuaire occupe un ancien étang qui, selon la tradition, a été remblayé.
Le seigneur de Beaujeu, et sa femme, auraient choisit cet endroit pour faire édifier l'église 
pour remercier "Dieu" d'avoir préserver leur fils ! En effet, lorsque ce dernier voulut
faire boire son cheval, harassé par une partie de chasse, il tomba dans l'eau sans reparaître !
Au moment où Liciane de Rochefort prononça alors son désir de construire une église
à l'emplacement de l'étang, son fils sortit des eaux comme par miracle !

Évidemment il s'agit d'une légende !

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

En recherche de soutien dans sa lutte contre l'antipape Anicet II, le pape Innocent II, de passage
en France, fit halte à Beaujeu le 13 février 1132 ; ce fût l'occasion de consacrer l'église Saint-Nicolas.

Monument le plus ancien de la ville, l'église paroissiale est un bel exemple de monument
romano-byzantin de transition de la seconde moitié du XIIe siècle influencé par l'art clunisien.

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas



BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

Le clocher carré à trois étages se compose d'un étage inférieur aveugle placé à la croisée
du chœur (sur trompes) ; d'un étage intermédiaire à une seule baie en plein cintre sur des
pieds-droits à colonnettes ; et enfin un étage supérieur percé, sur chaque face, de deux fenêtres
géminées en plein cintre dont les archivoltes reposent sur un massif de trois colonnettes
disposées en demi-quinconces; une colonne engagée sépare les paires de fenêtres doubles
et soutient le cordon placé sous la corniche de la toiture.
BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

Souligné par des contreforts, le chevet roman se compose d'une abside centrale
accostée d'absidioles, toutes semi-circulaires. Chacune des ouvertures sont plein cintre.
BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas


BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas
Bas-côté sud avec les fenêtres gothiques à lancettes et tympan polylobés

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

L'église, d'une longueur de 30 mètres poiur une largeur de 12 mètres, se présente sous la forme
d'une nef unique plafonnée éclairée par sept fenêtres (trois sur le portail et quatre dans la nef) avec des chapelles gothiques ; un grand arc triomphal en ogive doublée permet d'accéder au choeur
et aux absides voûtées en cul-de-four.

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas
La nef plafonnée avec ses chapelle latérales d'origine gothique

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas
Chapelle latérale gothique avec un autel du XVIIIe siècle

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas
La travée de chœur et l'abside centrale voûtée en cul-de-four

L'abside présente un décor peint est dû à Zaccheo (1881) qui a fait l'objet d'une récente restauration.

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas
Abside sud voûtée en cul-de-four

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas
Abside sud voûtée en cul-de-four

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas
L'abside est voûtée en cul-de-four avec une arcature à cinq baies en plein cintre dont les deux extérieurs sont aveugles, les trois autres, refaites, sont ébrasées en sens contraire.
Des pilastres scandent cette arcature.

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas
La croisée de choeur avec sa coupole sur trompes figurées des symboles des Evangélistes
et soutenant le clocher carré.

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas
Le chœur de l'église avec ses absides semi-circulaires voûtées en cul-de-four

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas
Voûtement flamboyant de l'une des chapelles gothiques accolées à la nef de l'église

Dans deux des chapelles, de style gothique flamboyant, on peut découvrir des vitraux de la fin du XVe siècle avec la représentation du martyre des frères Saint Crépin et Saint-Crépinien (dans la chapelle des Fonts Baptismaux) ; et de celles de Saint Michel en armure terrassant le dragon, Saint Nicolas associé aux enfants sortant du saloir, qu'il ressuscite, et Saint Jean-Baptiste,
patron du diocèse de Lyon (dans la chapelle Saint-Louis de Gonzague).

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas
Chapelle Saint-Louis de Gonzague : Saint-Nicolas, Saint Michel et Saint Jean-Baptiste
BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas
Dieu entouré d'anges dont ceux, juste en dessous, tiennent la colonne où le Christ fut
flagellé et l'autre la croix sur laquelle il fut cloué.

BEAUJEU (69) - Eglise Saint-Nicolas
Chapelle des Fonts-Baptismaux : Martyrs de Saint-Crépin et Saint-Crépinien
avec, au centre, la Sainte Vierge Marie assise au pied de la Croix
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samedi 20 décembre 2014

FECAMP (76) - Château ducal

Ce château, aujourd'hui en ruine et classé depuis 1910, fut la résidence des premiers ducs de Normandie, probablement dès Guillaume Longue-Epée (vers 927-942).

FECAMP (76) - Château ducal

Ses successeurs, Richard 1er y naquit et Richard II y fut enterré.

Bien qu'ayant célébré sa victoire à Hastings (1066) dans les murs du château, en 1067,
Guillaume le Conquérant le délaissa, préférant Caen !

FECAMP (76) - Château ducal

Le roi de France, Philippe le Bel prit possession de cette forteresse en 1306 et la transforma
en résidence royale. Quatre tours furent ajoutées (dont seules deux restent !). Le souverain
français y résida de 1309 à 1313.

Le roi Philippe VI de Valois et son épouse Jeanne de Bourgogne y séjournèrent aussi
entre 1326 et 1346.

FECAMP (76) - Château ducal

Voyant l'état dans lequel se trouvait le château, le roi Louis XIV le céda, en 1709,
aux nonnes de l'Abbaye ; celles-ci firent démolir une bonne partie
de la forteresse et vendirent les pierres !

Au XIXe siècle, une large tranchée fut pratiquée à l'intérieur même du château pour
laisser passer la voie ferrée.

FECAMP (76) - Château ducal

En 1972 et 1984, des fouilles archéologiques permirent de confirmer la présence
d'un château primitif dès le IXe siècle, qui était alors en bois.

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jeudi 18 décembre 2014

AVALLON (89) - Maison des Sires de Domecy

Joyau architectural d’Avallon, la Maison des Sires de Domecy est située dans le quartier
historique de la ville, sur le parvis de la Collégiale Saint-Lazare.



AVALLON (89) - Maison des Sires de Domecy

 Au XVe siècle, cette maison est en possession de Jean et Antoine de Salins, seigneurs de Domecy.
La maison actuelle remonte à cette époque puisqu'on estime qu'elle fut re-bâti dans la seconde
moitié du XVe siècle ; une analyse stylistique couplée à une étude dendrochronologique,
effectuée par le Centre d'études médiévales Saint-Germain d'Auxerre, va dans ce sens.
La présence de la tourelle d'escalier et la position de cette maison au sein
du bâti d’Avallon confirment l’importance des commanditaires.


AVALLON (89) - Maison des Sires de Domecy

En 1633, devenue propriété du Chapitre de la Collégiale , cette demeure est partiellement endommagée par la chute du clocher de l'église Saint-Lazare. Suite aux dommages,
les ouvertures à l’ouest du rez-de-chaussée ont également été refaites.

La famille Minard prend la suite du Chapitre collégial.

AVALLON (89) - Maison des Sires de Domecy


Au XVIIIe siècle, l’agencement intérieur est modifié et les fenêtres de l’étage repercées avec l’emploi de balustrades en fer forgé. La grand-mère du futur Général Davout y réside de 1779 à 1782.

 

AVALLON (89) - Maison des Sires de Domecy


En 1925, la Maison des Sires de Domecy est inscrite à l’Inventaire supplémentaire
des Monuments historiques.

En 1961, la façade est juste ravalée sans vraiment de restauration.

En 1996, la commune acquiert la demeure.

AVALLON (89) - Maison des Sires de Domecy

En 2003, le conseil municipal d'Avallon demande à l’architecte Dominique Jouffroy
de faire une étude pour la restauration future.

En 2005, les élévations extérieures sont étudiées par le Centre d'études médiévales

Saint-Germain d'Auxerre.

Fin 2006, la commune vote un budget de 620 000 euros pour la restauration de la Maison

des Sires de Domecy. Une souscription publique, via la Fondation du Patrimoine, est alors
lancée en complément des différentes subventions départementales, régionales et nationales.

 

AVALLON (89) - Maison des Sires de Domecy

Commencés en 2009, les travaux se sont achevés en 2011 par la réfection des parties
extérieures et intérieures : maçonnerie, couverture, charpente et menuiserie.

La Maison des Sires est vouée à devenir un véritable espace culturel avec un rez-de-chaussée aménagé en une salle d’exposition pour présenter les collections du musée de l’Avallonnais

relatives au livre, à l’écrit, et à l’imprimerie. L’histoire de la Maison y sera
également présentée de façon permanente.

AVALLON (89) - Maison des Sires de Domecy
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mardi 16 décembre 2014

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

Burlats, située à l'entrée des gorges de l'Agout et au pied du Mont Paradis, possède l'un
des plus remarquables édifices civiles du XIIe siècle : le Pavillon d'Adélaïde.

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

Cette demeure romane est liée à une légende annonçant que Constance, fille du roi de France
 Louis VI le Gros (1108-1137), serait venue se réfugier à Burlats après sa répudiation par
le comte de Toulouse, Raymond V (1148-1194), pour y donner naissance à une fille, Adélaïde.

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

Burlats aurait également accueillit une cour d'amour présidée par Adélaïde de Toulouse (1158-1200).
Mais imaginer que celle-ci logea dans cette demeure lors de son séjour dans la
petite cité tarnaise, dans les années 1180-1190, n'est pas certain !

Au cours du XVIe siècle, pendant les Guerres de Religion, l'édifice fut malmené.
En 1642, au cours d'une enquête, le fonctionnaire constata l'état de délabrement de la demeure.
Au XVIIIe siècle, après une restauration de la toiture, le Pavillon d'Adélaïde servit d'entrepôt.


BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

Construit en moellons assisés avec chaîne d'angle en pierres de taille, le pavillon d'Adélaïde
a retrouvé ses trois arcades du rez-chaussée après la récente restauration
effectuée par le service des monuments historiques.

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)
Au premier étage, la partie centrale est occupée par une fenêtre à meneaux du XVe siècle
ayant remplacé un ouverture romane.

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)
Les trois ouvertures en arc semi-brisée du rez-de-chaussée de la façade principale

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)
La base de la demeure présente des ouvertures bien postérieures (XIXe - XXe siècles)
BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)
La face ouest avec ses ouvertures postérieures au rez-de-chaussée
et une baie géminée romane à l'étage supérieur
BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)
L'arrière de la demeure avec des ouvertures plus récentes (XVIIIe-XIXe siècles)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)
Baie géminée romane de la face ouest du pavillon
BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

Cette demeure se signale par l'abondance et la finesse du décor sculpté de ses baies géminées, composées de trois colonnettes surmontées de chapiteaux figurés.

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

Les cordons et les archivoltes des baies géminées de la façade sont abondamment
décorées de moulures, de billettes, de grecques et de rinceaux.

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)


BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)
Bâti sur trois niveaux, ce palais roman présente au dernier niveau de belles
baies géminées aux chapiteaux savamment sculptés.
BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

Les chapiteaux des fenêtres sont ornés de feuillages et d'animaux réels ou fantastiques :
griffons, sirènes et chimères ailées et couronnées

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)

BURLATS (81) - Pavillon d'Adélaïde (XIIe siècle)
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