Patrimoine de Lorraine

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jeudi 30 juillet 2015

PARIS (75) - Musée du Louvre : Plaque de reliure en ivoire du IXe siècle

Le Musée du Louvre propose aux visiteurs une série d'ivoires médiévaux finement sculptés
et dont certains remontent au dernier tiers du IXe siècle comme cette plaque de reliure
 présenté ici, provenant d'un atelier de Metz et affichant des scènes
de la Passion et de la Résurrection du Christ.

PARIS (75) - Musée du Louvre : Plaque de reliure en ivoire du IXe siècle

Cette plaque de reliure d'ouvrage liturgique messin du dernier tiers se lit
de bas en haut afin de saisir le déroulement des évènements :
de l'arrestation du Christ à sa Résurrection.

PARIS (75) - Musée du Louvre : Plaque de reliure en ivoire du IXe siècle
La descente de la croix, la mise au tombeau et la Résurrection du Christ

PARIS (75) - Musée du Louvre : Plaque de reliure en ivoire du IXe siècle
 La Résurrection du Christ entouré des Apôtres

PARIS (75) - Musée du Louvre : Plaque de reliure en ivoire du IXe siècle
Descente de la croix et mise au tombeau du Christ

PARIS (75) - Musée du Louvre : Plaque de reliure en ivoire du IXe siècle
Le jugement du Christ et sa mise sur la croix

PARIS (75) - Musée du Louvre : Plaque de reliure en ivoire du IXe siècle
La Crucifixion ; le Christ entouré des deux larrons

PARIS (75) - Musée du Louvre : Plaque de reliure en ivoire du IXe siècle
Le Christ devant Ponce Pilate et la flagellation

PARIS (75) - Musée du Louvre : Plaque de reliure en ivoire du IXe siècle
 La trahison de Judas qui donne un baiser au Christ sur le Mont des Oliviers
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lundi 27 juillet 2015

PARIS (75) - Musée du Louvre : Coffret en ivoire du IXe siècle

Le Musée du Louvre propose aux visiteurs une série d'ivoires médiévaux finement sculptés
et dont certains remontent au dernier tiers du IXe siècle comme le coffret présenté ici,
provenant de Metz et affichant des scènes de l'enfance du Christ.

PARIS (75) - Musée du Louvre : Coffret en ivoire du IXe siècle

C'est vers 870-880, qu'un atelier de Metz réalisa ce superbe coffret en ivoire d'éléphant.

PARIS (75) - Musée du Louvre : Coffret en ivoire du IXe siècle

PARIS (75) - Musée du Louvre : Coffret en ivoire du IXe siècle
L'Adoration des Rois Mages qui offrent des présents (l'or, l'encens et la myrrhe) à la Sainte Famille

PARIS (75) - Musée du Louvre : Coffret en ivoire du IXe siècle
La Sainte Famille se rendant à Jérusalem

PARIS (75) - Musée du Louvre : Coffret en ivoire du IXe siècle
L'Ange prévient les Rois Mages de la naissance du Christ

PARIS (75) - Musée du Louvre : Coffret en ivoire du IXe siècle
L'Annonciation : L'archange Gabriel explique qu'elle portera l'enfant-Dieu en son sein
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AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich

La chapelle Saint-Ulrich,  qui s’élève au milieu du village, entre l’église Saint-Materne
et la Bruche, est un beau témoin des premiers temps de l'architecture religieux
de l'extrême fin du Xe siècle ou du tout début du XIe siècle.

AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich

 Cette chapelle tétraconque, appelé également le baptistère, fait partie des deux plus
anciens édifices médiévaux d'Alsace !

Le sanctuaire semble avoir été construit à l'extrême fin du Xe siècle ou au tout début du XIe siècle.  

AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich

A l’époque romane, un clocher octogonal, pourvu de baies simples et géminées en plein
cintre, fut élevé sur  le tambour de la coupole de la chapelle. La toiture du clocher
est composée de tuiles.

En 1774, l'édifice devenant l’église paroissiale d'Avolsheim, on supprima l'absidiole est
afin de permettre l'accès à la nouvelle nef construite avec un portail à fronton triangulaire.

AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich

En 1911, avec la construction d'un nouvelle église de style néo-roman, à côté de la chapelle,
il devint urgent de supprimer la nef bâtie en 1774. 

Comme certains érudits imaginaient que cette chapelle était un ancien baptistère, au regard
de sa forme centrée, un sondage archéologique fut effectué en 1937 ;  il se révéla négatif.

AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich

AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich
Clocher octogonal surmontant la coupole ; ces trois face affichent des baies géminées en plein cintre
(celles des extrémités, ont une colonnette centrale soutenant un chapiteau en forme de tau !)
AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich

AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich
Sur le côté nord une fenêtre géminée, plus petite que les autres et richement ornée de palmettes,
tressages et têtes, surmonte une porte d’accès au clocher.

AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich

 En 1967, le Service des Monuments historiques demanda le dégagement de
peintures murales de la coupole et du tambour.

Bien que délavées, ces fresques sont composées de trois couleurs dominantes :
le vert, le rouge et l’ocre.

AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich

Sur le tambour de la coupole sont représentés les quatre évangélistes, inscrits dans un demi-cercle.
Ils sont reconnaissables grâce aux symboles qui leurs sont liés : Saint Luc et l'ange, Saint Jean
et l’aigle, Saint Marc et le lion et enfin Saint Mathieu et le taureau.

Quatre chœurs de trois anges figurent entre les demi-cercles.

Une frise composée d’entrelacs sépare la coupole et son tambour de la partie basse ornée
de quatre tableaux séparés par quatre baies romanes ébrasées
et soulignées d'un décor d'entrelacs.

AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich
Calotte de la coupole :  dans un fond étoilé, on perçoit la Sainte Trinité, sous une forme particulière,
méconnue aujourd’hui. Dieu, Père et Fils, homme en majesté mais sans barbe porte le nimbe cruciforme habituellement réservé au Christ. Il bénit de la main droite et dans la gauche tient la croix.
Sur sa poitrine une tache blanche, le Saint-Esprit. Cette interprétation est basée sur des similitudes 
existant, au niveau du traitement, à l’autel portatif de Hildesheim en Allemagne
(datant du XIIe siècle) et au vitrail du chœur de Saint-Denis en France (1140).


AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich
Un homme habillé, la tête nimbée et les mains levées, est plongé jusqu’à la poitrine dans
l’eau (composée de 7 ondes). Il est entouré par trois autres personnages.
Ce tableau semble faire écho à deux épisodes bibliques:
Soit Naaman se plongeant sept fois dans le Jourdain pour être guéri de la lèpre !
Soit une représentation du baptême du Christ !

AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich
Trois personnages : un roi couronné sur son trône, avec son manteau drapé sur l’épaule gauche
est accompagné de son ministre , il s’adresse à un jeune homme habillé de la courte tunique
franque. Cette figuration pourrait rappeler un épisode biblique :
Saül envoyant David affronter Goliath, ou l’invitant à jouer de la harpe ?

AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich
Un homme, pieds et mains liés, glisse à travers les eaux, figurées par des courbes ondulantes,
vers une porte qui lui est indiquée par un ange. Ce tableau fait vraisemblablement référence
à l'épisode biblique où Jonas, jeté à la mer lors de la tempête, trouve son salut dans
la gueule (ici la porte) de la baleine.

AVOLSHEIM (67) - Chapelle Saint-Ulrich
Un personnage central, un saint portant un lourd manteau tend une clé à un second, plus frêle
et en tunique. Ce tableau fait-il référence au moment où Saint-Pierre ordonna
à Saint-Materne d’évangéliser l’Alsace ?

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vendredi 24 juillet 2015

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just (Extérieur)

La cité d'Arbois dispose d'un ensemble d'édifices remarquables dont l'église Saint-Just
reste le monument majeur avec son clocher, certes non médiéval, qui pointe vers le ciel !

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just

Appartenant à un ancien prieuré bénédictin relavant de l'abbaye de Saint-Claude,
l'église Saint-Just d'Arbois, qui remonte au XIe siècle, est le dernier témoin
de la vie monastique à cet endroit. 

En 1177, le prieur de Saint-Just d'Arbois détenait des moulins à eau situés dans la ville,
le long de la Cuisance, petite rivière qui peut s’avérer vive par temps de pluie
et ainsi entraîner les pales d'une roue à aubes.

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just
Mur nord avec sa série de fenêtres gothiques éclairant les chapelles latérales

Dans un document, daté de 1184, émanant de l'empereur Frédéric Barberousse l'édifice
mentionne l'"ecclesiam sancti justi de Arbosio cum prioratus" ; démontrant
qu'elle appartenait bien à un prieuré de l'ordre de Saint-Claude.

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just
Chevet avec sa large baie gothique en arc brisé à remplage composé de quatre
lancettes à arc trilobé, surmontées de mouchettes, gouttes et écoinçons

En 1249, le pape Innocent IV confirma l'appartenance de l'église prieurale d'Arbois
à l'ordre de Saint-Benoît ; il la plaça sous son autorité directe en lui rattachant d'autres églises
(Menay, Changin, Pupillin, Vadans-Saint-Maurice, Vadans-Saint-Pierre, Villette,
Villeneuve-les-Arbois et Dampierre) ainsi que l'hôpital de la cité.

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just
Chevet avec sa large baie gothique en arc brisé à remplage composé de quatre
lancettes à arc trilobé, surmontées de mouchettes, gouttes et écoinçons

 Par la suite, au cours des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, l'église fut quelque peu modifié tout en
gardant son aspect médiéval constitué d'une nef romane avec un voûtement sur croisées d'ogives
du XIIIe siècle, l'ajout de chapelles latérales pourvues de fenêtres à remplages trilobés et
oculus quadrilobés au XVe siècle, de vitraux au XVIe siècle et d'un clocher dont
la construction commença en 1528.

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just
Portail gothique latéral sud avec son archivolte composée de trois voussures
dont une est ornée de motifs floraux et végétaux. Des pignons fleuronnés
partent de la naissance de l'arc en accolade soulignant le portail

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just
Mur nord avec sa série de fenêtres gothiques du XVe siècle avec ses doubles
ou triples lancettes et ses oculus multilobés
ARBOIS (39) Eglise Saint-Just

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just
Portail latéral nord avec Fresque de l'Annonciation

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just
Portail latéral nord - Vestiges d'un' fresque gothique ayant pour thème l'Annonciation

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just
Portail latéral nord- Fresque de l'Annonciation : l'Ange Gabriel

ARBOIS (39) Eglise Saint-Just
Portail latéral nord- Fresque de l'Annonciation : La Sainte Vierge
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mardi 21 juillet 2015

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

Obernai, charmante petite ville du Bas-Rhin, offre aux visiteurs une promenade
le long des 1 400 mètres de remparts médiévaux qui comportaient jadis
une vingtaine de tours et quatre portes !

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

Ville impériale où les empereurs du Saint Empire Romain germanique résidaient lors
de leur passage dans la région, Obernai fut ceinte de remparts vers 1240.

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

En 1246, l'évêque de Strasbourg, Henri de Stahleck, attaqua Obernai en détruisant
une partie des remparts probablement composés de palissades en bois.

Selon la chronique de Koenigshoven, la cité n'était pas entourée de murailles en pierre.
Elle disposait certainement de fossés, talus et palissades défensives.

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

Après le pillage et l'incendie de la ville à plusieurs reprises, il fut décidé d'ériger, enfin,
des murailles et tours en pierres de tailles, vers 1262.

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

En 1298, une seconde enceinte fortifiée fut alors construite et les faubourgs protégés par
de hauts murs peu de temps après. Obernai disposait désormais d'un système de défense
impressionnant la préservant ainsi de futures attaques et sièges.

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

En 1439, le duc de Lorraine, René 1er, alors à la tête des écorcheurs du roi Charles VII de France,
ravagea l'Alsace et se porta devant Obernai pour s'en emparer. Mais la cité résista
aux assauts répétés des soldats du duc de Lorraine.

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

En 1444, le dauphin Louis, futur Louis XI de France, ne put prendre Obernai,
ses remparts et ses défenseurs ayant repoussés les assaillants français.

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux
Tour Creuse
OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

Entre 1470 et 1477, Obernai renforça ses remparts avec la construction de nouvelles tours,
afin de parer à la future attaque envisagée par le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire.

Bien qu'ayant acheté 34 nouvelles arquebuses pour assurer la défense de la ville, Obernai
ne fut jamais assiégée par le puissant duc bourguignon.

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

Pendant la Guerre des Paysans, Obernai est assiégée par les milliers d'hommes de Lucien Ziegler
et de Truttenhausen le 14 mai 1525. La milice municipale repoussa vivement les assiégeants,
du haut des remparts et des tours de la cité.

Le 20 mai 1525, le duc Antoine de Lorraine se porta à Obernai et chassa les paysans,
qui furent massacrés lors d'une bataille près de Scherwiller.

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

Pendant la Guerre de Trente Ans, l’électeur palatin et l’empereur se disputèrent l’Alsace.
En 1622, Ernest II de Mansfeld, à la tête quelques quarante mille hommes des troupes palatines, installa son quartier général à Niedernai et assiègea Obernai.

Pour repousser les hommes de Mansfeld, la cité alsacienne acheta plusieurs centaines
d'arquebuses, vingt pièces d'artillerie et fit mettre en eau les fossés. La Zollturm
et l'Obertor furent remplies de barils de poudre à canon.

Du 4 au 7 juillet 1622, le siège fut terrible et la canonnade des Palatins endommagea
sérieusement les remparts, créant des brèches au niveau du Griesstor et du Niedertor.

Obernai capitula et payant une amende 10 000 reichsthaler avant de voir
partir Mansfeld, le 10 juillet 1622.

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux
Rempart et Tour du Swal
OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

Le 6 septembre 1632, les troupes impériales défendant Obernai cédèrent face aux Suédois
et quittèrent la cité laissant le champ libre.

En novembre 1635, à la faveur de la nuit et grâce à des complicités intérieures, les Impériaux
pénétrèrent dans la cité au niveau d'une porte dont la herse n'était pas baissée.

Massacrant et chassant les Suédois présents, les troupes impériales ne purent savourer
bien longtemps leur victoire ; Obernai fut de nouveau assiégée le 30 juin et début juillet
reprise par l'armée suédoise après avoir ruiné le Griesstor.

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

Largement détruit pendant la Guerre de Trente Ans, les remparts n'en conservent pas moins
de belles portions de murailles associées avec des tours souvent en forme de fer à cheval.

Entourée de deux lignes de remparts et de fossés alimentés par les eaux de l’Ehn, Obernai
avait quatre doubles portes surmontées de tours, disposant de herses et de ponts-levis.
Le faubourg ouest ("la Merzgasse"), était doté d’une porte fortifiée sur le chemin d’Ottrott
et d’une poterne à hauteur du canal des moulins. Le faubourg nord ("le Selhof"), qui comprenait
le cimetière, était également ceint de murailles. Deux portes s’ouvraient vers Boersch
et vers Bischoffsheim et une quarantaine de tours défendait Obernai.
OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux
Tour Creuse et Tour du Swal

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux
Tour du Swal

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

OBERNAI (67) - Les remparts médiévaux

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