Patrimoine de Lorraine

Faites une recherche dans ce blog

jeudi 27 octobre 2016

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Cuve baptismale romane en plomb (XIIe siècle)

Le Musée d'Art Sacré du Gard propose des collections dignes des plus grands établissements
et notamment une section où sont conservés les œuvres médiévales. 

La cuve baptismale romane en plomb, du XIIe siècle, qui occupe le centre d'une pièce
du premier étage, figure évidement parmi les pièces majeures du musée.

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Cuve baptismale romane en plomb (XIIe siècle)

Cette cuve en plomb provient d'un presbytère héraultais. De forme tronconique, elle se compose
de cinq panneaux entièrement sculptés sur leur face extérieure : Le Christ en croix
et les quatre évangélistes y sont représentés.

Les détails de la décoration rappellent bien le style du XIIe siècle.

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Cuve baptismale romane en plomb (XIIe siècle)

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Cuve baptismale romane en plomb (XIIe siècle)

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Cuve baptismale romane en plomb (XIIe siècle)



PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Cuve baptismale romane en plomb (XIIe siècle)

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Cuve baptismale romane en plomb (XIIe siècle)

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Cuve baptismale romane en plomb (XIIe siècle)

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Cuve baptismale romane en plomb (XIIe siècle)

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Cuve baptismale romane en plomb (XIIe siècle)

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Cuve baptismale romane en plomb (XIIe siècle)
_______________________

Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2016 © Tous droits réservés

dimanche 23 octobre 2016

BARISEY-LA-COTE (54) - Portail roman de l'église Saint-Jean-Baptiste

Dominant le village depuis les coteaux, l'église de Barisey-la-Côte est un exemple typique
des édifices religieux du Toulois généralement bâtis en hauteur.

L'église Barisey-la-Côte (Bariseyo ad rupem) constituait jadis avec l'église d'Allamps, une seule
et même paroisse, appartenant au doyenné de Rivière-de-Meuse, dans le diocèse de Toul.

BARISEY-LA-COTE (54) - Portail roman de l'église Saint-Jean-Baptiste

Le mur nord de l'église comporte un portail roman dont l'archivolte ressemble à celles des
portails romans de Pompierre dans les Vosges, du prieuré Notre-Dame de Nancy (portail
conservé au Musée Lorrain dans les salles médiévales du rez-de-chaussée)
et de celui de la cathédrale de Verdun. 
Partiellement mutilé (absence d'un tympan historié !), ce portail se compose de piédroits
constitués de deux colonnes engagées surmontées de chapiteaux cubiques ouvragés
sur lesquels retombent les voussures de l'archivolte encadrant le tympan.

BARISEY-LA-COTE (54) - Portail roman de l'église Saint-Jean-Baptiste

BARISEY-LA-COTE (54) - Portail roman de l'église Saint-Jean-Baptiste

Du côté gauche, un premier chapiteau a une corbeille garnie de palmettes entourées d'un ruban
en forme de cœur dont les extrémités se finissent en feuilles ; un second chapiteau présente
un superbe coq bien campé sur ses pattes. Du côté droit, le premier chapiteau est décoré
de volutes et de grappes de raisins ; et le second montre aussi des grappes de raisins
et des entrelacs de feuilles.

BARISEY-LA-COTE (54) - Portail roman de l'église Saint-Jean-Baptiste
Le portail roman : l'archivolte avec ses voussures en plein cintre décorées et le tympan nu

Quant à l'archivolte, elle développe trois voussures en plein cintre dont la première, en partant
de l'extérieur, est faite de zig-zag et a gardé une tête humaine à la clé d'arc ; la seconde
est constituée d'une succession de fleur écloses et de grappes ; et la dernière est
décorée d'une guirlande de feuilles en forme de U.

BARISEY-LA-COTE (54) - Portail roman de l'église Saint-Jean-Baptiste
Le portail roman : Les chapiteaux de la partie gauche (Palmettes et coq) et une imposte à frise de U

BARISEY-LA-COTE (54) - Portail roman de l'église Saint-Jean-Baptiste
Les chapiteaux de la partie gauche : Le coq 
BARISEY-LA-COTE (54) - Portail roman de l'église Saint-Jean-Baptiste

BARISEY-LA-COTE (54) - Portail roman de l'église Saint-Jean-Baptiste
Chapiteau de la partie gauche. Palmettes insérées dans les rubans en forme de cœur 

BARISEY-LA-COTE (54) - Portail roman de l'église Saint-Jean-Baptiste
Chapiteau de la partie droite. Feuilles enlacées et grappes de raisins

BARISEY-LA-COTE (54) - Portail roman de l'église Saint-Jean-Baptiste
Chapiteau de la partie droite avec sa corbeille garnie de grappes de raisins et volutes
BARISEY-LA-COTE (54) - Portail roman de l'église Saint-Jean-Baptiste

BARISEY-LA-COTE (54) - Portail roman de l'église Saint-Jean-Baptiste
Partie centrale de l'archivolte avec ses voussures décorées et la tête à la clef d'arc


Vous pouvez voir l'intégralité du reste de l'édifice en cliquant sur la photo ci-dessous !

_______________________

Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2016 © Tous droits réservés

vendredi 21 octobre 2016

PARIS (75) - Musée du Louvre : Statue équestre de Charlemagne

L'une des pièces maîtresses des collections médiévales du Musée du Louvre
est sans conteste la statue équestre en bronze de Charlemagne.

PARIS (75) - Musée du Louvre : Statue équestre de Charlemagne

Cette statuette dite "de Charlemagne" fut retrouvée par Alexandre Lenoir en 1807 ;
elle appartenait initialement au trésor de la cathédrale Saint-Étienne de Metz.

En effet, dès le XVIe siècle, les inventaires du trésor de la cathédrale de Metz font état
de la présence de cette statuette en même temps qu'une autre alors en argent doré.

 On la retrouve ainsi dans les inventaires de 1507, 1567, 1657 et de 1682. 

PARIS (75) - Musée du Louvre : Statue équestre de Charlemagne

Vendue par les héritiers de Lenoir à M. Evans-Lombe, elle est acquise par la Ville de Paris
pour la somme de 5000 francs avant 1879, date à laquelle est la proie des flammes. 

Endommagée par l'incendie, elle est confiée au musée Carnavalet qui la remet au Musée
du Louvre en échange d'un autre objet en 1934.

PARIS (75) - Musée du Louvre : Statue équestre de Charlemagne

Le sculpteur s'est inspiré des statues équestres antiques comme celle de Marc Aurèle par exemple ;
en figurant Charlemagne (ou Charles le Chauve) sous les traits d'un souverain conquérant
tenant un globe et une épée (aujourd'hui disparue), s'affirme comme
un "nouveau César" aux yeux du monde.

PARIS (75) - Musée du Louvre : Statue équestre de Charlemagne

Inspirée des bronzes équestres antiques, la statuette est un des rares témoignages de l'art du bronze carolingien. Trois parties ont été fondues avec des métaux de compositions différentes :
le cheval, le corps du cavalier et sa selle, la tête du cavalier. 

PARIS (75) - Musée du Louvre : Statue équestre de Charlemagne

Il semble évident que le cheval, qui possède toutes les caractéristiques des chevaux antiques
notamment du Bas-Empire, est un réemploi retouché pour s'adapter au cavalier ;
 la selle recouvre d'ailleurs une partie des rênes et des harnais.

_________________________


Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2016 © Tous droits réservés

mardi 18 octobre 2016

MEZE (34) - Cuve baptismale (XVe siècle)

Lorsqu'on pénètre dans l'église Saint-Hilaire de Mèze (XIVe-XVe siècles), on peut admirer,
dans le bras sud du transept, une cuve baptismale sculptée au XVe siècle.

MEZE (34) - Cuve baptismale (XVe siècle)

De forme octogonale, elle présente une riche décoration faite de mascarons humains,
placés aux angles et accompagnés de fleurs de lys, d'arcatures trilobés renfermant
notamment un Agnus Dei ou des quadrilobes, et des écoinçons quadrilobés.

MEZE (34) - Cuve baptismale (XVe siècle)

MEZE (34) - Cuve baptismale (XVe siècle)

MEZE (34) - Cuve baptismale (XVe siècle)

MEZE (34) - Cuve baptismale (XVe siècle)

_________________________

Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2016 © Tous droits réservés

lundi 17 octobre 2016

SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (VIe-XIIe siècles)

A l'écart de Six-Fours, une charmante chapelle d'origine mérovingienne avec des remaniements
à l'époque romane, attend les visiteurs dans son environnement viticole et boisé.

Ce sont les moines de l'abbaye Saint-Victor de Marseille qui érigèrent un premier sanctuaire
au VIe siècle ; qui fut ensuite agrandi du VIIIe au XIIe siècles.

SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)

SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)

SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)

En 1956, un moine de l’abbaye bénédictine de Maredsous, le père Paul-Célestin Charlier,
entreprit des restaurations de l'édifice afin de le rendre au culte et en faire un lieu de méditation.

SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)
Mur sud avec le porche d'entrée à l'édifice et le puissant contrefort rappelant la présence
d'un voûtement intérieur
SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)

SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)
Mur nord - Portail en plein cintre et une baie ébrasée

SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)
Porche - Porte en plein cintre romane donnant accès la chapelle

SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)
Le chevet avec ses trois absides semi-circulaires avec leur toiture de tuiles
SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)

SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)

SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)

SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)

SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)
L'abside centrale dominée par deux clochetons

SIX-FOURS (83) - Chapelle Notre-Dame de Pépiole (IVe-XIIe siècles)
Mur nord et le chevet avec ses trois absides

 Je ne désespère pas de rentrer à l'intérieur ; lors de mon passage cet été, la chapelle était fermée !
____________________


Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2016 © Tous droits réservés

vendredi 14 octobre 2016

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce (XVe siècle)

Bien que petit établissement provincial, le Musée d'Art et d'Histoire de Toul conserve, dans
l'ancienne salle des malades du XIIIe siècle, une collection d’œuvres antiques,
médiévales et renaissance dont le Trône de Grâce polychrome
du XVe siècle, restauré en 2010, tient une place particulière.


TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)
 
Cette sculpture lorraine, réalisée dans un calcaire de la région, a été déposée de la façade occidentale
de la collégiale Saint-Gengoult de Toul le 27 septembre 1994 ; elle a occupé le linteau
du portail entre 1863 et 1873, sous forme de remploi.

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)

 Cette sculpture a pu faire partie du décor d’un autel, soit comme élément central d’un retable
ou bien intégré à la structure de ce dernier, à l'instar du retable de Rigny-Saint-Martin
conservé dans l'église des Cordeliers, annexe du Musée Lorrain de Nancy

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)
 
Le Trône de Grâce est une des représentations de la Trinité où Dieu, trônant, présente devant
lui son fils crucifié, placé ici sur sa droite appuyé contre son genou.

La composition se détache sur un fond de nuées où sont représentés cinq anges tenant
des phylactères et trois séraphins, placés autour d’un globe.

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)
 Les extrémités des membres de Dieu et de son fils sont manquants
TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)

L’aspect général de la polychromie est assez hétérogène et les repeints sont au
nombre de douze au total, dont une majorité avant sa mise à l'extérieur
(au Moyen Age, à la Renaissance, au Siècle des Lumières...)

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)

 Les anges étirent leur phylactère sur lesquels est inscrits, en relief et en latin,
 quatre des sept esprits de Dieu.

Les sept esprits sont : Sapientia, Intellectus, Consilium, Fortitudo, 
Scientia, Pietas et Timor Domini.

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)
Ange jouant du luth

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)

Ange tenant un phylactère portant le mot latin "S. PIETATIS" (Sainte piété)

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)
Ange étirant un phylactère portant un mot latin

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)
Ange tenant un phylactère portant le mot latin "S. FORITU" ?

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)
Ange affichant un phylactère portant le mot latin "S. FORTITUDIS" (Sainte Force)

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)
Les séraphins les bras croisés sur leur torse et placés autour d'un globe
TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)

TOUL (54) - Musée d'Art et d'Histoire : Trône de Grâce ou Trinité (XVe siècle)

Vous pouvez consulter l'article sur la restauration de cette œuvre et son aspect
avant l'intervention des restaurateurs, en cliquant ici

____________________

Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2016 © Tous droits réservés